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Debussy

Leonard Bernstein - Prélude à l'après-midi d'un faune

Danse sacrée et danse profane / Anneleen Lenaerts harpe /
Philharmonique de Bruxelles drection : Michel Tabachnik

Arthur Rubinstein / Prélude

Le grand réalisateur anglais Ken Russel (1927-2011) grand mélomane a qui l’'on doit : Malher (1974) La Symphonie Pathétique (1970) ou Lisztomania (1975) mais aussi Les Diables (1971) réalisa au début de sa carrière un film magnifique pour le BBC sur Debussy, que nous pouvons redécouvrir ici. Oliver Reed complice et acteur de Ken Russell joue Debussy.

Voici trois videos qui illustrent bien l’importance de Claude Debussy chez tous les grands musiciens.

Debussy et le facteur timbre.

En 1920, deux après la disparition de Claude Debussy, la Revue musicale  lui consacra un numéro spécial, une  nouvelle notion musicale fit son apparition, le timbre. Au milieu du XIXe siècle le timbre est l’air d’une chanson dont les paroles peuvent changer au gré du temps, puis il  s’est mis à qualifier également l’identité sonore d’un instrument de musique, son invariant. En 1844, Hector Berlioz dans son Traité d’instrumentation et d’orchestration va mettre au centre de sa pensée  musicale « l’étude fort négligée jusqu’à présent, de la nature du timbre, du caractère particulier » d’un instrument de musique. Avec Claude Debussy un nouveau pas est franchi. Ainsi dans le grand article d’hommage d’André Suarès dans la Revue musicale, la notion de timbre apparaît dans une comparaison de la musique de Debussy à celle de Richard Wagner : « Maître des timbres, il est par ailleurs incomparable dans l’usage des bois à la Française, comme Wagner dans l’emploi des cuivres. » André Suarez ne précise pas plus son propos. C’est dans l’article suivant du pianiste Alfred Cortot lève un peu le voile. Au sujet de Fantaisie, il précise « c’est bien plus par le coloris des timbres  […] que par la conduite des idées, que l’œuvre prend sa valeur. »  Cortot perçoit bien la fonction centrale dans le déroulé musical,  plus que  l’harmonie,  c’est le timbre  qui fait avancer l’œuvre. On perçoit nettement une rupture avec l’enseignement musical de l’époque, l’harmonie puis l’instrumentation. La réflexion en reste là au sujet du timbre. Si les occurrences sont nombreuses, les textes suivant ne nous éclairent pas davantage sur cette nouvelle catégorie musicale. En fait, il faut remonter, à dix ans plus tôt, en 1908, pour que  la notion de timbre soit explicitée. C’est le musicologue Pierre Laloy, un debussyste de la première heure, dans son petit essai, La Musique de l’avenir, qu’il définit la notion : « Le timbre d’un instrument répond à une vibration d’une certaine forme. »  Le timbre, c’est l’harmonie de l’instrument.  Dorénavant, l’instrumentation fait corps avec l’harmonie. A l’âge du « smartinstrument », de l’instrument de musique  avec systèmes électroniques, tous les compositeurs présents durant le festival  sont d’une manière ou d’une autre, redevables  à la découverte de Claude Debussy.  

Omer Corlaix